C'est avec une jouissive délectation que j'inaugure ce blog par un hommage au maître incontesté de la cabriole humoristique et du libertinage littéraire, j'ai nommé: Pierre Desproges.
« On peut, on doit rire de tout : de la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la Mort, pour se rire de nous ? » Desproges.
Desproges, O empereur intersidéral de la verve et du sarcasme acerbe, je courbe mon échine pour te couvrir de ma flagornerie la plus servile. Je ne compte plus les minutes cyclopédiennes qui
hantent mon esprit de rires jaunes et je ne renâcle pas ma joie face à ta verve acerbe qui crampe encore profondément mes zygomatiques d'une raideur presque cadavérique.
Un jour, tu es mort d'un cancer, étonnant non?
Mais ton esprit, O bienveillant, rôde encore dans les arènes de l'humour français qui oscille, aujourd'hui, entre
pipi et
caca.
Ne me jetez pas la pierre, M. Desproges car les temps sont troubles: là où l'humour narguait jadis les envolées lyriques d'un Proust constipé il ne reste plus qu'un humour d'onomatopées largement
représenté par
le géant vert pétomane de la bouffonnerie française.
Seuls quelques
résistants osent encore s'insurger contre le diktat, O combien oppressant de la phrase carambar aux allures non pas de menthe
à l'eau mais de texto-sms-mms-wesh-wesh-ma-Geule, bien ou quoi?!
Vous l'aurez compris, O Panthéon de l'humour décalé... je fais comme
papi: je fais de la résistance!
L'humour noir se perd...
M. SybOuLo
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